20 avril 2011

This is my kind of town, Chicago is....

 

18 avril, il est grand temps d’écrire cet article sur Chicago, sous peine de devoir y retourner pour se rafraîchir la mémoire. Remarque, moi je dis pas non, Chicago, c’était sensas’ !

Petit rappel depuis la dernière fois : les projets marchent pas des masses, les cours c’est de la biochimie alors vous êtes assez grands pour faire la conclusion sur notre enthousiasme de ce côté-là, y’a eu des grosses tempêtes de neige en février, mais février c’est loin, et enfin, enfin, le springbreak est arrivé. Une semaine de vacances, la seule d’ailleurs au cours de l’année : ici les cours s’étalent de mi-aout à mi-décembre, avec pour seule pause un week end prolongé pour Thanksgiving, et ensuite reprennent de mi-janvier à début mai, avec le fabuleux Springbreak.

Sprinbreak, où « vacances de printemps » ( hé, comme quoi, admirez notre biliguisme !), est le moment d’aller se dorer la pilule au Mexique ou en Floride et de faire la fête tous les soirs avec des étudiants venus de tout le pays. Comme nous on n’est pas rigolo, on a décidé d’aller à Chicago, Illinois, dans le froid et la grisaille. Je rigole bien sûr, c’était un super week-end.

Bon comme on est des étudiants sérieux et surbookés (:D), on s’est seulement accordé 4 jours de voyage.  (L’autre argument, c’est le prix, mais chut !). Nous sommes donc partis mercredi 16 mars, à 23 heures, pour Saint-Louis et Chicago. Au passage, on a embarqué Maude, notre custarde préférée, parce que plus on est de fous, et moins y’a de risque de s’endormir dans la voiture, ce qui a été d’une réussite totale : et une nuit blanche, et une !

Après 8 heures de route, nous voilà donc à Saint-Louis, que vous connaissez peut-être grâce à son arche. C’est d’ailleurs très joli, très contemporain, et je pense que tous les habitants doivent se retrouver la quand ils veulent prendre le soleil un dimanche après-midi. Le parc autour est joli, donne sur le Mississipi, bref, l’endroit est parfait, et le centre-ville semble bien loin. Evidemment que si je vous raconte tout cela, c’est pour vous embrouiller : on se trouve bien dans l’hyper centre de Saint-Louis : grands buildings en tout genre, rues parfaitement perpendiculaires dignes de toute ville américaine. Mais Saint-Louis a un côté très charmant : peut-être parce que justement ça semble être une grande ville sans vraiment en être une, qu’à côté de grands immeubles on retrouve un jardin, ou les artistes locaux ont pu s’exprimer. Un peu plus loin, un amphithéâtre en plein air, juste derrière la cour de justice, transformée désormais en musée il me semble.

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Bref, j’ai passé un très bon moment à Saint-Louis, mais l’objectif reste bel et bien Chicago, et il reste 5 heures de route. C’est donc après 1300 bornes que nous apercevons les gratte-ciels, absolument gigantesques. Les autoroutes, ben c’est un peu comme Dallas : montagnes russes, 4 à 5 voies, et surtout, surtout, des sorties à gauche et à droite partout, et ça, c’était sans doute le pire. Jérôme s’en est cependant sorti, et c’est donc pour la première fois que nous arrivons dans l’hypercentre de la troisième plus grande ville des Etats-Unis. Pour la petite histoire, Chicago abrite plus de  2 800 000 habitants. Son surnom est « the windy city » et ça a été pendant longtemps une ville réputée dangeureuse. Peut-être un héritage de la mafia et du crime organisé, qui étaient à leurs apogées vers les années 1910-30, avec Al Capone ou la Mano Nera. Aujourd’hui Little Italy n’est plus que le témoin de gavage dans les restaurants italiens et la ville est bien plus sure. Attention, rien n’est parfait : la première chose que Wikitravel nous donne, c’est une carte des quartiers à éviter.

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Pas de panique cependant, le centre est bien trop grand pour qu’on se perde dans des quartiers éloignés. La première chose qui choque à Chicago, encore plus qu’ailleurs aux Etats-Unis, c’est la constante odeur de nourriture. Peu importe l’heure ou la rue, ça sent bon. Les habitants ici doivent avoir un moral d’acier et un estomac de fer pour résister à toutes les tentations. Heureusement, on a réussi à résister dans l’ensemble, mais on ne pouvait pas aller à Chicago sans tester la deep dish pizza, la pizza locale. Ce qu’elle a de spéciale ? Une pâte épaisse, presque briochée, et surtout, une quantité énorme de tomates et de fromage. Absolument délicieux. L’autre spécialité locale est le hot dog, et attention, surtout ne demandez pas de ketchup. A Chicago, c’est de la moutarde qu’on met dessus. Si vous faites un grand sourire, on peut vous accorder une sauce à la tomate, mais demander du ketchup est apparemment l’affront suprême.

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Bon sinon Chicago, c’était aussi la Saint Patrick. Et les gens sont à fond, tout le monde porte du vert (sauf nous bien sûr, on adore se taper l’affiche).  Trop bête qu’en fait, la Saint Patrick, la ville l’organise une semaine avant la date réglementaire. Du coup on a loupé la parade, la rivière teinte en verte et les autres festivités. On s’est quand même bien amusé, et le temps très doux poussait à la ballade. Alors je ne sais pas si c’est à cause de la Saint Patrick, mais il y a de l’animation le soir !

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Chicago, c’est aussi le Millenium Park. C’est de là qu’Obama a effectué un de ses plus important discours de campagne, vu qu’il était, avant de devenir Président, sénateur de l’Illinois. C’est aussi dans ce parc qu’on peut voir le Bean, cette structure en forme de haricot qui est assez étonnante. Le parc en lui-même est assez basique à cette époque de l’année, mais ils attendent sûrement les beaux jours pour l’aménager. Le  parc donne sur le lac Michigan, qui fait partie des grand lacs américains.

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Chicago, c’est aussi le Loop. Le Loop, c’est le quartier d’affaire de la ville. C’est d’ailleurs le deuxième quartier d’affaires du pays juste après celui de New York. Quartier d’affaires, ça signifie hauts buildings, et en matière de gratte-ciel, Chicago n’a rien à envier à la grosse pomme. C’est d’ailleurs à Chicago que se trouve le plus grand building des Etats-Unis, officiellement nommé la Willis Tower, mais qui dans le cœur de tous les habitants reste la Sears Tower. Malgré le changement de nom en 2009, tout le monde continue d’appeler cette gigantesque tour par son ancienne appellation. C’est d’ailleurs en haut de cette tour qu’on a pris plein de photos super cool de nous en mode : « je me la pète sur un plancher en plexiglas alors que je suis au 103ème étage et j’ai même pas peur ».  Y’a évidemment pas que la Sears Tower  à Chicago, et la densité de building est plutôt impressionante, spécialement pour moi qui ne suis jamais allé à New York. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est que tous les styles s’y mélangent. Grandes baies vitrées ou style gothique, y’en a pour tous les goûts. Le meilleur exemple ? La Tribune Tower, qui côtoie la toute nouvelle Trump Tower. Deux styles radicalement différents, mais tout s’intègre dans le paysage. Pour en revenir au Loop, le nom provient des lignes de métro, qui forment une boucle autour du quartier d’affaire.

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Chicago, c’est aussi des boutiques. Jérôme s’en souvient d’ailleurs, il a dû subir nos crises de H&Meuse aigue, syndrome très courant qui apparaît lorsque deux nanas entrent dans un H&M pour la première fois depuis longtemps.(................................................)

Chicago, c’est aussi les chauffeurs de taxi les plus fous que j’ai jamais vu. Il est d’ailleurs possible d’acheter des T-shirts souvenirs où l’ont peut lire : « Je n’ai jamais été renversé par un taxi à Chicago », ce qui peut vous montrer que cela relève presque d’un exploit. Chicago, c’est aussi une grande ville où l’on se ballade au milieu la foule, à la manière européenne : je n’avais pas vu cela depuis que je suis aux US. Manque plus que des terrasses et on aurait pu se croire dans toute grande ville européenne, avec des piétons partout.

Chicago aussi un très bon exemple du Melting-Pot à l’américaine. La diversité ethnique de la ville est impressionnante. On a d’ailleurs fait un tour à Chinatown, et les gens vivent vraiment là-bas. Tout le contraire de San Francisco, où le quartier est très touristique, où 90% des boutiques sont des magasins de souvenirs. A Chicago, c’est une vraie petite ville, où certains écriteaux ne sont même pas traduits en anglais. Libraries, restaurants, supérettes, et surtout, immeubles d’habitation, preuve ultime que ce n’est pas juste pour les touristes.

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Bref, Chicago, c’est beaucoup de choses, et c’est sûrement bien plus que le peu de détails que je viens de vous décrire. Moi je dis, allez voir, et racontez-nous ce que vous en avez retenu !  

A bientôt !

Posté par sarahetjerome à 18:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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